Les beautés de la piscine de Playboy

Les coulisses de la séance photo des années 80 pour Playboy Channel

Pool Ladies est une séance photo imaginée par le directeur artistique Ken Scott. Elle a été réalisée au milieu des années 1980, dans la piscine du 46 Clapham North Side, à Londres.

Elle s’inspirait de photographies des années 1930 montrant des femmes alignées sur des plots de départ. Mais comme la séance était destinée à un documentaire pour Playboy Channel, la composition devait être un peu plus suggestive !

Les mannequins choisies pour cette séance étaient Ziggy, Tracy, Beverly, Sammi, Jeri et Becky, toutes recrutées par l’intermédiaire de la même agence de mannequins glamour. Et si vous aviez encore un doute sur la décennie, il suffit de regarder les maillots de bain et les coiffures !

Après un changement rapide de tenue, un faux casting et une pause déjeuner, les filles étaient prêtes à se mettre au travail pour une séance de trois heures.

 

Bien sûr, les mannequins ne sont pas arrivées aussi apprêtées.

Le matin même, elles portaient en réalité toute une série de costumes traditionnels de différents pays pour le tournage d’une publicité destinée à une société de crédit immobilier britannique.

Un contraste saisissant avec la séance qui allait suivre.

Et comme les caméras ont tourné tout au long de la journée, nous avons aujourd’hui la chance de disposer de toutes ces incroyables images des coulisses, parfaitement préservées dans toute leur splendeur.

Dans la plus pure tradition Playboy, les tenues de piscine inspirées des années 1950 ne sont pas restées en place bien longtemps. Pendant ce temps, Michael et Ken disposaient soigneusement les mannequins et préparaient la composition de la photographie.

Felicity, la styliste, veillait à ce que les bonnets de bain et les coiffures des mannequins restent parfaitement en place afin de préserver une esthétique cohérente.

Ce que l’on ne devine pas en regardant la photographie finale, c’est que la piscine était en réalité minuscule : elle ne faisait que 15 pieds (4,6 mètres) de large. Les filles étaient alignées le long du grand côté, ce qui laissait très peu d’espace pour plonger.

Finalement, le mannequin n’a plongé que trois fois, car le risque de heurter le bord de la piscine était trop important. Mais trois tentatives ont largement suffi puisque l’une d’elles a donné la photo.

On aperçoit également à l’arrière-plan de ces images tout l’équipement d’éclairage et les différents écrans utilisés pour créer l’atmosphère et l’ambiance recherchées.

Même si les mannequins prenaient leur travail au sérieux, la journée s’est déroulée dans la bonne humeur. Elles n’hésitaient pas à rire, à s’amuser et à prendre la pose avec les membres de l’équipe.

L’image finale — celle que vous voyez en haut de cet article — a été imprimée sous forme d’affiche avec le slogan « False Start, Photo Finish ».

Autre découverte extraordinaire : parmi les piles de cassettes VHS conservées chez mon père, nous avons retrouvé l’enregistrement vidéo du documentaire Playboy. Nous espérons pouvoir bientôt le numériser afin de préserver ce fascinant témoignage de l’œuvre et de l’héritage de Michael Joseph.

Tout au long de sa carrière, Michael n’était pas étranger aux séances photo au bord d’une piscine.

Ces superbes images proviennent d’une séance ultérieure mettant en scène des modèles nus photographiés depuis le dessus. Intitulée Swimming Opposite, la composition qui en résulte est à la fois sereine et éthérée, et dégage une véritable sensation de calme.

Michael ne photographiait pas uniquement les femmes. Jacuzzi James est lui aussi un régal pour les yeux ! Cette photographie a été réalisée lors de la même séance que Swimming Opposite.

Cette photographie très détaillée de femmes réunies au bord d’une piscine a été réalisée à Mill Hill, à Londres, au début des années 1990. Elle présente toutes les caractéristiques typiques des scènes de groupe extravagantes de Michael Joseph : plus on la regarde, plus on découvre de détails.

L’image finale a été utilisée dans une publication italienne de Franca von Wunster, dont j’ai la chance de posséder un exemplaire.

Ma version préférée reste cependant celle en noir et blanc, car je trouve qu’elle permet de mieux se concentrer sur les détails sans que le regard se perde dans les couleurs vives.

J’espère que cette petite plongée dans les coulisses de l’une des séances photo les plus emblématiques de Michael Joseph vous a plu. C’est incontestablement l’une de mes préférées, notamment grâce à l’attitude espiègle et joueuse des filles et aux magnifiques clichés spontanés qui en ont résulté.

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